Un parti qui assume ses valeurs

Fin des prières de rue à Clichy ? Forces Laïques sur la réserve  

16 novembre 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

Sous la pression de la rue, le ministre de l’Intérieur n’a eu d’autre choix que celui de prendre ses responsabilités et sommer le préfet des Hauts-de-Seine de mettre un terme à la situation dite des « prières de rue » à Clichy. Une réunion tripartite a eu lieu à la mairie. Il a été convenu, selon le rapport de plusieurs quotidiens datés du 16 novembre, que la préfecture entendait faire respecter la loi par l’interdiction de ces prières de rue, constitutives d’un trouble à l’ordre public, tel que le soulignait Forces Laïques.

 

Forces Laïques se félicite que ses mises en garde aient été entendues. À savoir, la fin de l’occupation illégale de l’espace public et la non attribution d’un lieu de culte sur fonds publics.

Forces Laïques déplore néanmoins le non-respect de l’article 2 de la loi de 1905 puisqu’une fois de plus, l’État a délibérément reconnu en tant que tels des responsables de culte, les considérants comme des interlocuteurs légitimes.

 

Considérant que notre voix a été entendue, et que le problème est sur le point d’être résolu, nous demandons aux Clichois de ne pas manifester ce vendredi 17 novembre.

 

Forces Laïques demeure aux côtés des Clichois. Attentif à leur situation, il les invite à se fédérer par la mise en place d’un collectif, qui sera légitime à entamer des actions de terrain, administratives et de justice, pour lesquelles nous serons prêts à les accompagner.

« Paradise Papers » Le gouvernement ne doit pas capituler

16 novembre 2017 - Par Raymond Bonomo, conseiller technique

Portées par la vague des « Paradise Papers », les voix s’élèvent pour condamner une corruption systémique, crier au scandale, fustiger les multinationales et les grandes fortunes privées.
Les gouvernements doivent véritablement agir et ne pas se satisfaire de déclarations, d’incantations, non suivies d’effet,  devant des lobbies amusés par une agitation sans action contraignante depuis 10 ans.

La coopération internationale est indispensable. Les Etats démocratiques ont la responsabilité de légiférer, de réguler les opérations fiscales.
Laurence Taillade déclare « la guerre à la banalisation de la fraude fiscale et de l’optimisation fiscale ». Elle affirme que « les multinationales ont devoir de publier les informations sur leurs activités et leurs impositions à l’étranger. »
Forces Laïques prône une législation française et internationale drastique pour bannir les paradis fiscaux, qui incitent à la perversion et laminent les Finances publiques. La France doit être fer de lance pour défendre la Transparence et la Morale dans les Affaires, lutter contre la corruption,  les paradis fiscaux, les fraudes et optimisations fiscales.

Les citoyens ne sont pas des boucs émissaires pour payer les pots cassés du déficit de l’Etat !

 

La Fédération des Hauts de Seine de la Libre pensée calomnie Forces Laïques !

13 novembre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Dans un communiqué de presse intitulé "Prières de rue à Clichy : Provocation délibérée de la Municipalité ?", cette association qui prêtant défendre la laïcité commet l'erreur d'extraire une partie de nos discours pour tenter de nous discréditer.

Arguant que nous avons scandé "aucun culte, la France est laïque", ils osent prétendre, avec le fait que le site "riposte laïque" nous ait félicité, qu'il s'agit d'arguments suffisants pour nous disqualifier dans nos actions.

Ils omettent, que « aucun culte, la France est laïque » a été extrait d’une phrase qui reprenait l’article 2 de la loi de 1905 : « la république ne reconnait aucun culte » … Et « la France est laïque » de l’article 1 de la constitution. Petite technique lamentable d’extraction de morceaux choisis à des fins bien basses …

Quant aux journaux qui reprennent nos propos, ça ne nécessite pas soutien de notre part … Les mêmes nous insultaient une semaine plus tôt concernant la croix de Ploërmel …

Je suggère donc à cette fédération de "penseurs", en tant que présidente de Forces Laïques, à l’avenir, de vérifier leurs informations avant de produire des CP qui sont proches de la diffamation … Et donc attaquables juridiquement.

Enfin, quand on cite une personne morale, il serait bon de s’assurer de l’orthographe de son nom … Forces Laïques … s’orthographie au pluriel ... Ce qui semble ne pas les avoir beaucoup marqués.

Pour finir, sur le fond du dossier, une diversité des sources d’information leur aurait permis de constater que la ville dispose de deux lieux de culte musulmans, dont l’un financé par la ville et surdimensionné car déserté par les prieurs de rue … Une visite de terrain leur aurait permis de s’en rendre compte de visu et évité de relayer n’importe quoi ... à l'image de leurs amis de l'UDESR 92, que nous avons déjà épinglés ...

Prières de rue à Clichy Forces Laïques appelle les habitants à la vigilance 

13 novembre 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

La manifestation du 3 novembre a porté ses fruits. Des médias locaux et nationaux ont suivi les militants de Forces Laïques dans leur action : dénoncer la tenue des prières de rue occupant de manière répétée l’espace commun à tous, générant de la gêne pour les passants, piétons comme véhicules, créant ainsi un trouble caractérisé à l’ordre public.

Qui s’est soucié du climat dans lequel vivent les Clichois et les commerçants ? Personne. Surtout pas la mairie qui se barricade, grilles verrouillées et gardiens, tous les vendredis depuis 8 mois.

Fort de ce constat, Forces Laïques avait appelé à une nouvelle mobilisation pour le vendredi suivant.

 

Ne souhaitant pas être associé à des positionnements purement clientélistes et communautaristes, voire identitaires des élus d’extrême droite présents parmi les écharpes officielles, Forces Laïques se désolidarise de la manifestation des élus d’Ile-de-France venus manifester.

 

Le 10 novembre a vu une affluence record des médias nationaux. Nous nous félicitons que notre action ait pu mettre en lumière les effets malheureux de la collusion tripartite du ministère de l’intérieur, des islamistes et des élus locaux, faisant courir un danger à la population clichoise. Sur ce constat, Forces Laïques invite les Clichois à la plus grande vigilance et à ne pas laisser retomber la pression sur les pouvoirs publics qui ont le devoir de mettre un terme à l’impulsion des fondamentalistes islamistes sur la place publique.

 

Forces Laïques demeure aux côtés des Clichois, attentif à leur situation et les invite à se fédérer pour prendre la main par la mise en place d’un collectif aux fins de ne pas baisser la garde et être légitimes à entamer des actions de terrain, administratives et de justice, pour lesquels nous serons prêts à les accompagner.

Népotisme : des députés LREM font employer leurs enfants par des collègues de l'Assemblée Nationale

9 novembre 2017 - Par Raymond Bonomo, conseiller technique

Forces Laïques s’insurge contre ce délit d’immoralité démocratique qui pervertit l’esprit de la Loi.

Il est scandaleux que des représentants du peuple votent des lois de moralisation de la vie publique pour restaurer la confiance des citoyens envers le monde politique,  pour ensuite les contourner.

Comment arrêter la perversion de certains de nos élus qui continuent à œuvrer pour leurs intérêts particuliers ? Contrôle et sanction.

L’article 14  de la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique stipule :

« Lorsqu'un collaborateur parlementaire a un lien familial au sens des I ou II avec un autre député ou sénateur, il en informe sans délai le député ou le sénateur dont il est le collaborateur, le bureau et l'organe chargé de la déontologie parlementaire de l'assemblée dans laquelle il est employé ».

Forces Laïques demande au Déontologue de l’Assemblée Nationale, au Président de l’Assemblée Nationale, au Président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, d’agir pour que les députés contrevenants stoppent leurs pratiques népotistes. »

 

Forces Laïques fait face aux islamistes à Clichy-la-Garenne (92)

5 novembre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Vendredi 3 novembre,  les militants de Forces Laïques ont manifesté face aux prières de rue, à Clichy-la-Garenne (92). Manifestation dont Le Parisien s’est fait l’écho. Des vidéos ont aussi été tournées en direct.

Cette semaine, le 10 novembre, à 12h45, nous appelons à renouveler cette mobilisation sur la demande, notamment, de Clichois en colère de se sentir totalement abandonnés.

Forces Laïques dénonce un laxisme qui a assez duré, face à des revendications intenables au regard de la loi de 1905.

Veuillez trouver ci-joint, copie du courrier adressé aux préfets des Hauts-de-Seine, de l’Ile-de-France, au ministre de l’intérieur et au Premier Ministre.

Par ailleurs, cet appel est élargi à tous les parlementaires, afin de les inviter à se saisir de cette question.

Courrier aux parlementaires
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Forces Laïques dit NON aux prières de rue à Clichy-la-Garenne (92)

1er Novembre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Mercredi 1er novembre,  Laurence Taillade, présidente de Forces Laïques a adressé un courrier au préfet des Hauts de Seine, doublé à celui d’Ile-de-France, au ministre de l’intérieur, au Premier Ministre et au maire de cette commune pour leur demander de mettre fin à cette occupation illégale de l’espace public, doublée d’appels à la haine.

Forces Laïques organise un rassemblement républicain et pacifiste ce vendredi, à la mairie de Clichy, à 13h30, en même temps que la traditionnelle prière illégalement organisée par un groupuscule intégriste soutenu par le CCIF.

Forces Laïques dénonce un laxisme qui a assez duré face à des revendications intenables au regard de la loi de 1905.

Veuillez trouver ci-dessous, copie du courrier.

Prières de Rue - Clichy
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Laurence Taillade reçue par Pascal Praud sur CNews : Quand les religions s’invitent à l’école avec le soutien de la présidente de la FCPE

31 octobre 2017 - Par Marie-Laure Le Gall, SN communication et Damien Pernet, SN instruction nationale

Ce lundi 30 octobre,  Laurence Taillade, présidente de Forces Laïques et Liliana Moyano, présidente  de la principale fédération des parents d'élèves, la FCPE,  étaient  les invitées de Pascal Praud pour l'heure des pros sur CNEWS. Il était question de respect de la laïcité à l'école. 

 

A la lumière des propos tenus par Liliana Moyano, il semblerait que la vision de la laïcité de la direction de la FCPE soit plus accommodante que rigoureuse. En effet, selon la présidente de la FCPE, les accompagnatrices voilées, qui revendiquent d’accompagner leurs enfants (et non tous les élèves) en manifestant ostensiblement leur religion lors d’activités pédagogiques hors des murs, ne représenteraient nullement un problème,  dans la mesure où le voile «est leur tenue habituelle et quotidienne», et non un signe religieux ostentatoire.

Or, s'il est exact que les accompagnateurs de sorties scolaires ne sont pas assimilables en droit à des collaborateurs occasionnels du service public, le seul texte réglementaire en l'espèce demeure la circulaire Chatel de 2012[1], renforcée par une étude du Conseil d’État de décembre 2013[2], comme l’a rappelé la présidente de Forces Laïques. Omettre de rappeler ces textes, c'est risquer de mettre les parents d'élèves, comme les chefs d'établissements, dans la difficulté. Curieuse façon de contribuer au bon fonctionnement de la communauté scolaire.

 

Aussi, pour Laurence Taillade, le cadre scolaire doit être respecté dans ces sorties pédagogiques, afin de prémunir des élèves par définition influençables, de toute forme de prosélytisme politique ou religieux, dans l'esprit républicain des circulaires Jean Zay.

 

Forces laïques déplore le positionnement encore une fois clairement communautariste  de la présidente de la FCPE, qui signait naguère une tribune aux côtés du très sulfureux CCIF, concernant les repas de substitution dans les cantines, et twittait sur le compte officiel @FCPE_Paris, le 02/06/2015 «Mère voilée, parent d’élève modèle».

 

Forces Laïques ne saurait accepter de telles dérives et rappelle son attachement aux principes républicains, à une école émancipatrice respectant la cadre laïque, seul garant de l'égalité des futurs citoyens qui lui sont confiés.

 

[1]«Il est recommandé de rappeler dans le règlement intérieur que les principes de laïcité de l'enseignement et de neutralité du service public sont pleinement applicables au sein des établissements scolaires publics. Ces principes permettent notamment d'empêcher que les parents d'élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu'ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires."

[2]La plus haute juridiction administrative soulignait ainsi que «les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire l’autorité compétente, s’agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses»

Laurence Taillade reçue par Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 27 octobre au sujet de la croix de Ploërmel

28 octobre 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

La présidente de Forces Laïques était reçue ce vendredi 27 octobre par JJ Bourdin afin d’apporter des précisions quant à la décision du conseil d’Etat, demandant la destruction de la croix de Ploërmel.

Elle a rappelé les principes d’application de la loi de 1905 dont son article 28 prévoyant qu’ « il est interdit (…) d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit », ce qui explique cette décision.

Aux auditeurs qui l’ont interpellée, craignant la destruction de tous les calvaires et clochers, elle a rappelé que ceux-ci appartiennent au patrimoine national, dès lors qu’ils n’ont pas été érigés après 1905. Après cette date, tout financement, subvention, salariat du culte étant interdits, il ne peut y avoir de construction d’édifices religieux sur fonds publics, au détriment de choix budgétaires servant à l’intérêt général.

 

Il s’agit bien de l’application d’un principe fondateur de notre République, constitutionnellement inscrit dans son article 1, auquel aucune exception ne peut être faite. Rappel que Laurence Taillade a fait, interpelée sur les prières de rue de Clichy que Forces Laïques fut la première à dénoncer, dès fin mars, sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, elle a redit la liberté que permet la loi de 1905 en garantissant la liberté de culte, ce qui donne à chacun le droit d’exprimer sa foi, dans la limite de la provocation de troubles à l’ordre public. Ainsi, elle confirme qu’aucune femme ne peut être inquiétée pour le port de voile dans la rue, expliquant que le problème du port du voile réside davantage sur le principe de l’application de l’égalité femme-homme, celui-ci étant un artifice politique, et non religieux, d’infériorisation de la femme et, n’étant imposé qu’à elles, d’apartheid sexuel.

Au sujet des sorties scolaires, elle a précisé que la circulaire Chatel n’avait jamais été abrogée, qu’il était donc urgent de la faire appliquer.

 

Enfin,  Elle a réfuté l’expression « d’extrémiste laïcard », dans le sens où la laïcité relève de la loi, et non de la foi, et qu’il ne doit y avoir aucun contournement de celle-ci. Néanmoins, elle a souligné que la laïcité, c’est aussi le respect des croyants.

Enfin, elle a proposé l’abrogation des jours fériés religieux et les substituer par des congés payés librement disponibles pour ceux qui souhaiteraient pratiquer leur culte ces jours-là, ce qui serait une mesure de justice pour tous, croyants ou non croyants.

  Forces Laïques dénonce les sorties de route répétées de l’Observatoire national de la laïcité

25 octobre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente et Damien Pernet, secrétaire national

Monsieur Jean-Louis Bianco, président de l'observatoire de la laïcité, a tenu une conférence sur la laïcité au Centre culturel de la Grande Mosquée de Mantes, le 20 octobre dernier. Il se targue d’en donner deux à trois par semaine du même ordre.

Représentant officiel de la République, avec pour mission de promouvoir la laïcité, cet ancien haut fonctionnaire sort de son devoir de neutralité et de sa mission d’information en affirmant, par exemple que «les accompagnatrices scolaires voilées étaient les bienvenues», omettant de préciser que le seul texte réglementaire en vigueur, en l'espèce, demeure la circulaire Chatel de mars 2012, confirmée de par une étude du conseil d’État de décembre 2013[1].

Il a pourtant le soutien ostensible du gouvernement, qui vient de renouveler cette instance et ses membres, ce qui doit nous alerter sur les projets des plus hautes instances de la République, concernant la loi de 1905 et celles qui sont y sont associées.

Forces laïques ne peut se résoudre à de tels accommodements déraisonnables en matière de promotion du principe de laïcité.

Cette instance et les membres qui en forment la tête doivent rendre compte de leurs exactions répétées. Forces Laïques propose la création d’une délégation interministérielle à la laïcité et d’une fonction similaire au sein de toutes les préfectures françaises afin de s’assurer du plein respect de ce principe fondateur de nos institutions, garant de la paix civile dans notre pays.

 

[1]La plus haute juridiction administrative soulignait ainsi que «les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire l’autorité compétente, s’agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses».

PMA et Droit de mourir dans la dignité, Le gouvernement Macron recule face aux religions

23 octobre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Hier, la ministre de la santé, Agnès Buzin, s’est dite satisfaite de la loi Claeys-Leonetti de 2016. Cette loi ne prévoit qu’une sédation profonde en toute fin de vie. Dans la pratique, les patients meurent de faim et de soif.

Lors de son grand Oral, Le Président de la République, expliquait, au sujet de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), qu'il ne souhaitait pas heurter la conscience des croyants.

 

Ces deux renoncements sont symptomatiques d’un gouvernement qui considère que les dogmes religieux doivent être le filtre de toute décision de l’Etat français. Ils remettant en cause, par là-même, la liberté absolue de conscience de nos concitoyens, et la séparation des Eglises et de l’Etat, voulue en 1905.

 

Forces Laïques dénonce une soumission aux religions qui n’a pas sa place dans une République laïque !

La consultation des responsables religieux est une faute grave lorsqu’il s’agit de la gestion de l’Etat, et d’autant plus dans le cadre de grands débats de société.

La France doit rester à l’avant-garde de l’émancipation de l’Homme et de la société, en portant haut ses principes républicains.

Justice : Forces Laïques tire le signal d’alarme

6 octobre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Un budget de misère

 

Le projet de loi de finances 2018 prévoit une hausse des crédits de 3,9 %.
Cette augmentation est loin des besoins de la Justice française qui reste un parent pauvre gérant la pénurie. La Justice souffre depuis des dizaines d’années de ressources budgétaires trop limitées pour lui permettre de bien remplir ses missions essentielles au service de la société. Ainsi, selon les chiffres publiés, en juillet 2016 par la Commission Européenne pour l'Efficacité de la Justice (CEPEJ),  la France se situe au-dessous de la moyenne de l'UE avec une contribution de 64 euros par habitant, ce qui explique la durée excessive des procédures.


Une situation dramatique de l’administration pénitentiaire


 Le 1er avril 2017, le taux d’occupation des établissements pénitentiaires français atteignait  120%. (70230 détenus pour 58 670 places opérationnelles). Dans sept prisons, ce taux était supérieur à 200%. Par ailleurs, le sous-effectif, les conditions de travail du personnel pénitencier sont alarmantes avec des risques psychologiques et physiques face à la surpopulation des prisons. L’Etat se doit de protéger ses agents.
 

Il est inacceptable que le principe de l’encellulement  individuel figurant dans la loi depuis 1875, ne fasse l’objet que de moratoires successifs qui ne font que reporter le traitement de cette situation. De plus, le terrorisme, la radicalisation dans les prisons, ne font qu’accentuer l’obligation de cellules individuelles.


Il y a urgence quand la durée entre l’annonce d’un lancement d’un programme immobilier et la livraison du dernier établissement pénitentiaire est d’une décennie (rapport 2016 ministère de la Justice).
 

Il faut des moyens pour pleinement exécuter ces missions


La Justice est garante, par son indépendance et son efficacité, de la confiance du peuple envers la République, ses institutions, la démocratie. Le budget est la clé pour inverser l’expression d’un malaise ressenti par les professionnels de la Justice et par les citoyens. Nous devons rendre à la Justice son image de défense des valeurs et des lois de notre République et redonner confiance.


Forces Laïques considère que l’augmentation minimum de budget pour 2018 devait être de 10 % et dénonce des choix budgétaires révélant des priorités hors sol. Il faut refaire des arbitrages en faveur de la Justice, en particulier lors de la prochaine loi de programmation, eu égard aux retards monumentaux qui ont été pris lors de ces vingt dernières années.

Nous ne pouvons pas admettre des discours de haine de la France et de la République !

4 octobre 2017 - Par Romain Tancredi, SN Sport

Les écrits publics du 03 Octobre 2017 de la collaboratrice de la mairie de La Courneuve, Madame Sonia Nour, ont fortement émus ceux qui ont eu à les lire.

Dans différentes publications sur Internet, elle a qualifié de « martyr » l’ignoble terroriste de Marseille. Ces propos semblent accréditer une apologie du terrorisme islamiste. Par conséquent nous estimons qu’ils tombent sous le coup de la Loi du 14 Novembre 2014 et par ailleurs répondent de l’article 410-1 du Code Pénal. Forces Laïques invite par conséquent le procureur de la République à se saisir sans délais de ces propos (nous tenons à sa disposition toutes les copies d’écran nécessaires) et toute association de défense des victimes d’acte terroriste à en faire autant.

Pour se justifier suite à la vague de protestations et d’indignation, elle a ensuite publié des propos qui n’ont fait que confirmer sa vision monstrueuse de notre Monde, expliquant qu’elle n’utilisait pas le sens « chrétien » du mot martyr, mais un sens psychanalytique. Elle ajoute de surcroit sur son profil Facebook, dans une rhétorique apparemment bien rodée et une confusion de l’esprit caractéristique : « En quoi le crime dit "islamiste" serait plus atroce que le crime de femmes par leur conjoint ou ex.... ? », exprimant donc le refus de la dimension politique du terrorisme islamiste.

Nous portons à sa connaissance quelques subtiles nuances, notamment parce que le terroriste a prononcé les termes « allahu akbar » et que son attaque a été revendiquée par l’organisation terroriste ISIS (Daesh). Comment peut-elle dès lors nier sa nature de « fondamentalisme islamique » ?

Par ailleurs, le martyr chrétien est « une douleur librement consentie comme témoignage de sa foi, faisant don de soi à l’Humanité ». Historiquement donc, les chrétiens persécutés du IIème siècle. Le martyr musulman ou chahid est : « celui qui combat au service de Dieu afin que la parole divine soit plus haute, jusqu’à ce qu’il soit tué » (Atman Aggoun / CNRS). Dans le cas de l’attaque de Marseille, il ne fait aucun doute que c’est bien la seconde version qui est à privilégier, l’assaillant ayant été tué au cours de ce qu’on ne peut qualifier de combat mais d’odieux crime. Quant au « martyr psychanalytique », seul Lacan évoque le psychotique comme un témoin de l’inconscient (sens étymologique du mot – les psychoses, ed. du seuil, 1981, p149).

La majorité des écrits de Sonia Nour, qu’a eu à connaitre notre formation politique, expriment une haine sans borne de la France et sont emblématiques d’un schisme profond entre une minorité active d’extrême gauche, souvent intégrée économiquement et socialement grâce à des emplois publics, et le reste du peuple français.

Nous saluons « la condamnation sans nuance » de ces « propos inacceptables » par Monsieur Gilles Poux, maire de La Courneuve. Gageons qu’il saura donner une suite à son « tweet », en rompant tout lien professionnel et politique avec madame Sonia Nour. 

Plus généralement, Forces Laïques invite chaque élu de la République, et notamment ceux ayant un pouvoir exécutif, à une vigilance de tous les instants quant aux collaborateurs engagés au service de l’intérêt général. Quelle que soit l’obédience politique, qui parfois oppose les uns aux autres, quelques soient les polémiques sur notre histoire commune, nous ne pouvons admettre ces discours de plus en plus nombreux et décomplexés remettant en cause le socle minimal auquel nous nous rattachons tous en nous disant français.  Il devient impératif que des individus, affichant ostensiblement leur haine de leur propre pays et faisant l’apologie du terrorisme, ne puissent en être élu ou fonctionnaire. 

Projet de Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, Forces laïques s’inquiète du peu de sérieux du texte

3 octobre 2017 - Par Boris Gillet, SN Défense

Le projet de loi n°587 du 22 Juin 2017 a pour objectif affiché d’abandonner l’Etat d’Urgence - par nature exceptionnel - sans perdre pour autant l’objectif d’efficacité en matière de lutte contre le terrorisme.

Il propose certaines restrictions de libertés dans le cadre de l’Etat de droit en temps de paix, dont  la possibilité, pour les préfets en matière de protection d’événements publics, de fermetures administratives provisoires de lieux de cultes pour cause d’« idées et théories » qui y seraient diffusées, de visites et saisies dans des lieux fréquentés par des personnes soumisses à une surveillance individuelle. Il inscrit, pour le ministre de l’intérieur, la mise en place de surveillances individuelles et la consultation du fichier des données des passagers du transport aérien (conformément à la directive européenne PNR) mais aussi la création d’un fichier national centralisé des passagers du transport maritime, et la création d’un cadre juridique pour la surveillance des communications hertziennes.

Enfin, il prévoit l’allongement de la durée d’opérations de contrôle aux abords des grandes gares ferroviaires.

 

Par conséquent, seule est soumise à l’appréciation du juge des libertés du TGI de Paris, avec information préalable du parquet antiterroriste, la mesure de surveillance individuelle. Le texte ne nous dit rien concernant les surveillances électroniques et les fichiers, mais semble se soumettre à la décision d’Octobre 2016 du Conseil Constitutionnel concernant la surveillance des communications hertziennes.

 

Outre la lenteur à réagir, qui nous aura fait perdre 2 ans avant la création d’un fichier des passagers du transport maritime – malgré un état de guerre déclaré par le Président de la République de l’époque –   Forces Laïques s’inquiète du flou artistique de la définition de certaines notions telles que « idées et théories » qui risque de multiplier les contentieux et réduire drastiquement l’efficacité recherchée. Ce flou aura nécessairement des effets pervers face à une stratégie permanente de victimisation de certains mouvements idéologiques dont se réclament la grande majorité des terroristes ayant frappé notre territoire.

Plus inquiétant encore est constat du décalage entre la volonté affichée par cette Loi et les moyens d’exécution. Ainsi, le budget des armées, prévu en hausse à 1,7 milliards d’euros couvrira juste le coût des opérations extérieures de cette année et une partie de celles de 2018. Rien de bien sérieux quand on est en guerre.

 

Le gouvernement confirmant bien « que la menace revêt désormais un caractère durable Forces Laïques serait rassuré par un meilleur encadrement judiciaire d’actions restreignant nos libertés individuelles, et plus encore par une stratégie de lutte clairement affichée et des moyens financiers qui démontreraient qu’elle existe un tant soit peu.  

Forces Laïques dénonce le double langage dans les récents accords industriels

1er octobre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Alstom et Siemens ont conclu un accord pour marier leurs activités de mobilité, en insistant sur une fusion entre égaux. Cette alliance crée un leader  franco-allemand de la construction et de la signalisation ferroviaires.
Le gouvernement français se félicite du mariage entre deux groupes complémentaires sur le plan industriel et sur la  préservation des emplois, des sites industriels français, du maintien des investissements de la recherche et du développement en France.

Par ailleurs, après de nombreux soubresauts, le groupe de construction navale public italien Fincantieri prend le contrôle  des  chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Le Président de la République le qualifie de gagnant-gagnant. 

Forces Laïques salue les rapprochements entre des groupes  industriels français et européens pour renforcer leur compétitivité sur un marché mondial de plus en plus concentré. Des synergies sont indispensables pour créer une véritable Europe industrielle que nous appelons de nos vœux. En revanche, nous nous associons aux voix qui manifestent leur inquiétude sur les conséquences  pour l’emploi en France et la  perte de savoir- faire : La France abandonne deux fleurons de l'industrie française.


Forces Laïques appelle à la vigilance entre la satisfaction fermement manifestée dans les déclarations du gouvernement et la réalité des accords. La communication manque de transparence et certains points essentiels sont laissés dans l’ombre.
En ce qui concerne STX,  le groupe italien va finalement racheter 50% du capital mais disposera en plus de 1%, «prêté» pour douze ans par l'État français, lui assurant le contrôle «de fait» sur l'entreprise. Nous sommes dubitatifs sur la reprise de cette part si les engagements industriels et en matière d'emplois ne sont pas tenus.

La fusion entre Alstom et Siemens suscite des inquiétudes dues au déséquilibre, au profit du groupe allemand, et des conséquences néfastes pour l'emploi. Certes, il y a des promesses de préservation des sites et des emplois, mais l’Etat ne sera pas au capital de la future entreprise. Siemens sera majoritaire et l’accord prévoit qu’il devienne l’actionnaire principal, avec plus de 50 % des parts, dans quatre ans. Il sera, par ailleurs, en mesure d’absorber Alstom.

Les Français n’acceptent pas ce double langage.
Ce qui était déclaré stratégique et nationalisable il y a seulement deux moins, ne l’est plus.

Forces Laïques promeut la transparence et souhaite que nos concitoyens soit véritablement informé de la réalité, sachant que des clauses secrètes sont parfois incluses.
Comme cela a été le cas en 2015,  avec le pacte d'actionnaires secret liant l'Etat au consortium chinois lors de la vente de l’aéroport de Toulouse Blagnac, ou l’obtention par  les sociétés d’autoroutes du
droit d’augmenter leurs tarifs chaque année entre 2019 et 2023, en échange d’un gel des tarifs en 2015. 
Autre exemple de décalage entre la communication et la réalité, lors de la promulgation récente de la loi de confiance dans la vie politique, où il a été déclaré que les promesses sur l’obligation du casier judiciaire (niveau B2) pour se présenter à une élection avait été tenue.

Notre démocratie est en crise. Les électeurs se plaignent d’une absence de transparence ce qui a pour principale conséquence un manque de confiance en nos dirigeants.

Forces Laïques appelle le gouvernement à  reprendre les négociations des accords Alstom et STX et à  s’appliquer à une communication transparente.

 

Services publics de santé : Forces laïques tire le signal d’alarme sur une dégradation programmée

26 septembre 2017 - Par Laurence Taillade, Présidente

Les médecins hospitaliers et syndicats de médecins hospitaliers ont lancé un appel, le 18 septembre dernier, quant à leurs conditions de travail et aux difficultés croissantes rencontrées par les usagers, pour y accéder et être soignés dans des conditions acceptables. Ces difficultés découlent de politiques de « management » qui occultent tout traitement compatible avec la réalité du terrain et de plans d’économies dont les principales conséquences sont des fermetures de lits, des embouteillages, l’éloignement de l’hôpital de ceux qui en ont le plus besoin.

 

Victimes de maltraitance, principalement du fait de leur hiérarchie gestionnaire, les personnels hospitaliers craquent et sont victimes de burn-out ou de dépressions graves. 

 

Forces Laïques refuse de céder au fatalisme d’un système de santé qui exclue l’Humain de ses processus de modernisation. Les personnels de santé, seuls à même de donner un avis objectif sur la situation hospitalière, doivent être davantage associés à ces réformes successives nées dans des bureaux de technocrates parisiens.

 

Par ailleurs, nous dénonçons la politique en cours du nouveau gouvernement, dans la droite ligne de ses prédécesseurs, qui accélère la destruction des structures de soin par l’annonce d’un taux directeur à 2,1 qui oblige les établissements de santé à supprimer de nouveaux postes de dépense, après un taux précédent à 2,6 qui les mettait déjà en difficulté.

 

Aussi, nous appuyons le mouvement en cours et demandons que les commissions médicales d’établissement retrouvent leurs prérogatives exécutives et décisionnelles. Les établissements doivent retrouver une organisation en service par spécialité et non par pôle. Nous demandons, aussi, un moratoire sur ce taux et la reprise d’un dialogue avec les professionnels de santé, afin d’écouter leurs souffrances et leurs besoins dans l’intérêt de notre système de santé et des Français qui en sont les usagers.

Sénatoriales : Forces Laïques appelle les grands électeurs à la vigilance

22 septembre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Le 24 septembre 2017, le Sénat va être renouvelé par moitié. 76.359 grands électeurs vont élire, au suffrage universel indirect, 170 sénateurs.

 

Forces Laïques insiste sur l’importance de cette élection. Le Sénat constitue la chambre haute du Parlement français et détient  le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale. Les élus représentent les citoyens, votent les lois, contrôlent le Gouvernement.

Le Parlement est clé dans notre démocratie, dans le principe de partage des pouvoirs.

 

Les lois  « pour la confiance dans la vie politique » sont une première étape de moralisation et de renforcement du lien entre les citoyens et leurs représentants. Les dernières « affaires » accusant d’improbité des élus, les détournements de fonds publics par des sénateurs révélés, très récemment par la presse, nous incitent à appeler à la plus grande vigilance les grands électeurs.  Nos représentants doivent être exemplaires.

Les principes déontologiques du Sénat sont clairs, ils insistent en particulier, sur les points suivants :

-  Intérêt général : mandat exercé dans l’intérêt général qui doit en toutes circonstances prévaloir sur tout intérêt particulier.

- Intégrité : les sénateurs s’interdisent de percevoir tout avantage matériel ou financier en contrepartie d’un acte procédant de leur mandat parlementaire.

- Indépendance : liberté, dans l’exercice du mandat, de tout lien de dépendance à l’égard des intérêts particuliers.

- Laïcité : observation d’une stricte neutralité religieuse dans l’enceinte du Sénat.

- Assiduité : les sénateurs s’obligent à participer de façon effective aux travaux du Sénat.

- Dignité : honorabilité et la respectabilité de la fonction.

- Probité : les sénateurs s’abstiennent de se placer dans une situation de conflit d’intérêts. La prévention des conflits d’intérêts est au cœur de l’action déontologique du Sénat.

Ces règles doivent être mises en pratique.

 

«Forces Laïques » promeut la Transparence dans la vie publique, notre moteur est la République Française et l’intérêt général. Nous œuvrons pour mettre fin à la spirale de défiance, afin que les citoyens reprennent confiance envers nos élus et nos institutions, ce qui nous semble essentiel.

Nous incitons les grands électeurs à la plus grande vigilance dans leur vote pour des candidats dont l’éthique et la probité sont indiscutables.

Les citoyens veulent une démocratie exemplaire. Forces Laïques a la volonté de leur apporter. Il revient aux grands électeurs de la mettre en pratique en entendant notre appel.

 

ANSM, avons-nous un médecin à bord ?

18 septembre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Ce que l’on appelle le « scandale du Levothyrox » met en avant le problème de transparence de l'administration et l’incurie des agences publiques sensées gérer le secteur du médicament.

Des tests pharmaceutiques ont-ils été réalisés avant la commercialisation d’un produit qui engendre de nombreux effets secondaires ?

 

Il semble surprenant, par ailleurs, qu’un médicament, répondant aux besoins de 3 millions de patients, ne trouve aucun générique sur le marché français et se retrouve, de fait, en situation de monopole organisé par les autorités qui ne rémunèrent pas les pharmaciens pour la délivrance de ce générique, contrairement à la règle en vigueur.

 

Enfin, le fait que ce ne soit pas le laboratoire, par le biais de ses visiteurs médicaux, qui informe les médecins mais un simple courrier envoyé par l’ANSM, apparaît tout aussi alarmant sur le sérieux apporté à cette démarche. Il semble que des intérêts économiques aient été favorisés au détriment de la santé des Français.

 

Forces Laïques rappelle son attachement au principe de précaution et s’oppose à toute forme de monopole concernant la médication des Français. Se soigner est un droit et ne doit ni engendrer des coûts surélevés, dus à une pénurie organisée ce qui est souvent le cas en situation de monopole, ni imposer des effets secondaires. Ceux-ci devraient être clairement définis et évalués en termes de risques/bénéfices par les médecins et leurs patients et une médication de substitution devrait exister quoiqu’il advienne.

 

Le Président Macron renonce à l’une de ses promesses phare

16 septembre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Le candidat Macron avait promis « l’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection. »

 

Mais on ne retrouve pas cette mesure dans les lois promulguées. Elle a été remplacée par un dispositif qui n’en est pas l’équivalent : une peine complémentaire d’inéligibilité obligatoire à l’encontre de ceux qui se rendraient coupables de certains délits ou d’un crime.

 

Cependant, d’une part, cette inéligibilité obligatoire ne s’appliquera qu’aux délits ou crimes commis postérieurement à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Et, d’autre part, elle n’est pas si « obligatoire » que cela puisque « la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer cette peine, en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de l’auteur. » Il n’est donc pas exact d’affirmer que la loi sur « l’impossibilité d’être élu quand on a un casier judiciaire B2 est aujourd’hui promulguée ».

 

Forces Laïques regrette cette reculade, qui devient, malheureusement, la marque de fabrique d’un gouvernement bien peu courageux, sur des questions emblématiques.

Forces Laïques devient un parti politique

15 septembre 2017 - Par Laurence Taillade, Présidente

L’année écoulée a été riche d’enseignements, d’émotions, de déceptions, lorsqu’on l’analyse sous le prisme d’une lecture républicaine et laïque. Jamais nos principes républicains n’ont été remis à ce point en cause, et ceci, par les plus hautes instances. Le bilan à tirer de l’actualité passée, qui construit notre histoire commune est qu’à ce jour, aucune entité politique n’est à même de garantir ce pour quoi nous nous battons au quotidien depuis 2010, année de fondation du premier Observatoire de la Laïcité, celui du Val d’Oise.

Nous avions espoir dans la séquence présidentielle puis législative de marteler un message qui s’est vite avéré inaudible voire indésirable. Nous ne pouvons baisser les bras face à un tel constat et nous résigner à subir le quinquennat qui démarre et les années qui suivront.

Il est temps pour nous d’agir politiquement.

 

Aussi, après plusieurs mois de réflexion, nous avons décidé de dissocier nos deux entités : l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise et ses 25 antennes en France et à l’étranger, qui demeure une association, et Forces Laïques, qui va prendre un nouveau tournant, dans l’intérêt de tous les Français.

Forces Laïques, à qui nous avons réussi à donner l’envergure de leader sur la question du combat républicain laïque va prendre la forme juridique d’un parti politique pour porter sa parole publique jusque dans les urnes. Les statuts en ont d’ores-et-déjà été modifiés.

 

Nous avons l’ambition de faire de Forces Laïques le premier parti républicain, laïque et solidariste de France. Loin de se limiter à ces questions qui sont le fondement de nos combats passés, actuels et futurs, nous nous attellerons à toutes les questions sociétales, économiques et politiques qui nécessitent une vision prospective, loin de prises de positions tacticiennes, clientélistes, ou de déclarations d’intention non suivies d’effet, que nous dénonçons depuis trop longtemps sans être entendus. La question de l’égalité femmes-hommes fera partie de nos chantiers prioritaires, comme celle de l’économie solidaire et sociale, plus respectueuse de l’humain, ou encore celle de l’écologie, traitée aujourd’hui comme un dogme ou une idéologie rétrograde.

Européistes, nous voulons de la modernité, tant dans les solutions que dans les personnes. Ceux qui constituent nos instances nationales sont issus de la société civile. Ils travaillent depuis de nombreuses années sur des questions qui sont devenues leurs spécialités. Leurs noms seront révélés dimanche dans la matinée.

 

Avec Laurence Taillade, notre présidente, nous avons la volonté de fonder, ensemble, la France de demain, profondément ancrée dans ses valeurs, son histoire, son identité républicaine laïque et tournée vers la civilisation de demain, pour arriver à plus de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité.

JO 2024, Une fête sous conditions

14 septembre 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Paris a obtenu hier officiellement l’investiture pour les Jeux Olympiques de 2024. Ces jeux Olympiques contribueront indéniablement au rayonnement de notre pays.

 

Néanmoins, Forces Laïques restera vigilant sur les conséquences sociales et économiques que cette organisation peut engendrer.

 

En effet, dans une période où la pression sur les loyers est tendue, nous craignons une occasion pour les promoteurs de spéculer sur le neuf bâti en profitant d’expropriations dont les plus pauvres seront les victimes collatérales, obligés de s’excentrer pour se reloger, pour ceux qui y parviendront.

 

Par ailleurs, nous avons signalé, le 15 mai dernier au comité d’organisation des Jeux lors d’une rencontre, et par voie de communiqué de presse, la nécessité de se solidariser avec les femmes dans le monde en lutte pour l’universalité du sport, par l’application stricte de l’article 50 de la charte olympique impliquant une exclusion de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, comme ce fut le cas de l’Afrique du Sud, au moment de l’Apartheid. Ces pays imposent le voilement de leurs athlètes féminines, ce qui est une marque de prosélytisme et de discrimination sexuelle. L’article en question prévoit l’interdiction « de toute publicité ou de toute démonstration ou propagande politique, religieuse et raciale ». Nous n’avons obtenu aucun engagement ferme de la part du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) en ce sens. Ce manque de détermination aurait pour conséquence principale la légitimation de la pression communautariste sur les jeunes femmes qui se fait déjà sentir dans « les quartiers », par l’affichage de la pratique de l’apartheid sexuel dans le sport au plus haut niveau.

 

Aussi, Forces Laïques restera vigilant à ce que cette fête ne tourne pas à la grande braderie de nos principes républicains, ceux qui sont le fondement-même de notre rayonnement international et font de la France un modèle d’émancipation et d’humanisme.

Le procès Merah pourrait-il avoir lieu sans son principal témoin ?

13 septembre 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

Abdelkader Merah sera  jugé pour "complicité d'assassinats" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle" le 2 octobre prochain. Salafiste radical assumé, il risque 20 ans de prison. Il comparaîtra devant une cour d’assises spéciale, compétente pour statuer sur les crimes commis en matière de terrorisme.

 

Le témoignage de Monsieur Abdelghani MERAH est essentiel dans ce qui sera le premier procès d'affaires terroristes à la cour d'assises spéciale de Paris.

Pourtant, il ne pourra peut-être pas s’y présenter car il ne sera pas en mesure de décliner son identité. Son récépissé de demande du duplicata de la carte de séjour perdue, expire le 27 septembre 2017. Ce récépissé a été délivré après six mois de démarches intensives auprès des services administratifs et rien ne nous permet espérer d’avoir un papier d’identité quel qu’il soit dans un délai raisonnable.

 

Forces Laïques a donc saisi, par courrier, le Président de la République, la garde des sceaux, le procureur de la République et le préfet des Alpes Maritimes, le 5 septembre pour les alerter sur cette situation. Nous sommes à ce jour sans réponse de leur part.

 

Face à une telle situation, qui pourrait avoir les pires conséquences dans un procès pour terrorisme, Forces Laïques, par la voix de sa présidente, Laurence Taillade, tire le signal d’alarme. Le procès Merah ne peut avoir lieu sans son principal témoin !

 

Nous avions demandé la nationalité française pour Abdelghani, en juin dernier, le courrier est resté sans suite. Aujourd’hui, nous demandons sa régularisation pour lui permettre de témoigner à un procès qui sera le premier d’une liste, déjà longue, pour terrorisme, sans effet. S’agit-il d’un manque évident de conscience de la gravité de la situation ou d’un acte volontaire ? L’Etat français ne peut agir de la sorte !

 

Nous exigeons une action rapide de la part du gouvernement afin de faire en sorte qu’Abdelghani Merah puisse témoigner au procès d’Abdelkader, le complice de Mohamed Merah dans le meurtre, faut-il le rappeler, en 2012, de 3 militaires, 3 enfants et un enseignant juifs. Cet acte restera-t-il impuni par la faute d’une administration trop lente ?

 

Courriers - Dossier Procès Merah
MERAH_20170913.pdf
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CETA : Un hold-up sur la souveraineté nationale

10 septembre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Le 21 septembre 2017 l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA) rentre en vigueur de manière provisoire.

Cet accord devrait supprimer 98 % des droits de douane entre l’Union européenne et le Canada. Il augmenterait de  25 % les échanges commerciaux de biens et services entre les deux parties.

Voté par le Parlement européen, le passage par les Parlements nationaux est nécessaire après intégration des volets en suspens, à des dates non encore précisées.

 

L’accord porte déjà en lui de graves conséquences.

Dès l’origine, il a été très critiqué, pour l’opacité des négociations et la part belle faite aux multinationales par rapports aux Etats ; par exemple, en donnant la possibilité à une multinationale, investissant à l’étranger,  de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts d’entreprise et à demander réparation auprès d’un tribunal d’arbitrage.

 

Même après quelques concessions, l’accord signé entre l’UE et le Canada reste inacceptable. Il comporte un manque flagrant de protections en matière sociale et environnementale, de santé, de droit des consommateurs européens, de souveraineté des nations, de risques pour notre agriculture …

 

Nous saluons la Belgique qui a saisi le 6 septembre, la Cour de justice de l’Union européenne sur la compatibilité des tribunaux d’arbitrage privés inclus dans le CETA avec le droit européen.

Nous rappelons que Forces Laïques promeut la Transparence dans la vie publique et nous jugeons inadmissible que toutes les négociations aient eu lieu dans l’opacité, sans information des citoyens et de nos élus, interdits de débat. Nos députés lançaient un appel le 2 février 2017 pour un débat démocratique sur le CETA, en mettant en évidence son incompatibilité avec une République démocratique et sociale et ils appelaient à la consultation du Parlement, à un référendum et à la saisine de la Cour de justice de l’UE.

La France est un Etat souverain qui ne peut se faire imposer des mesures, des juridictions par des multinationales et nous refusons l’existence de tribunaux d’exception.

Il y a atteinte au Droit des Etats. L’économie de marché, le libre-échange, sont des réalités dans laquelle un Etat doit intervenir, avoir son mot à dire et réguler des processus.

 

L’amélioration des conditions de vie de l’Etre humain doit être au cœur de nos réformes et traités économiques. Celui-ci laisse toute liberté aux multinationales. Nous ne pouvons accepter la remise en question de nos acquis sociaux et environnementaux, des avancées comme l’Accord de Paris sur le climat (Cop21) ou le principe de précaution intégré dans le fonctionnement de l’UE.

 

Nous demandons au Président de la République un moratoire sur l’application du CETA et d’ouvrir un débat parlementaire pour que des clauses de protection soient introduites afin de sauvegarder l’intérêt de la France et des Français.

Ordonnances de réforme du code du travail : Des risques pour les salariés

08 septembre 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Forces Laïques salue la méthodologie de concertation qui été suivie dans l’élaboration des ordonnances de réforme du code du travail et espère la conservation du principe de neutralité religieuse de la loi travail de 2016, qui autorise les entreprises à stipuler dans les règlements intérieurs des "dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés".

 

En revanche nous alertons sur les risques de paupérisation et de précarisation pour les salariés. Nous avons relevé trois mesures qui nous paraissent particulièrement dangereuses.

 

Concernant les primes, il y a possibilité de revenir sur les conventions collectives par accord majoritaire d’entreprise. Cela concerne les primes qui constituent des compléments de salaires souvent importants : ancienneté, 13e mois …

Nous prévenons des risques de pression sur le salarié dans un choix entre rémunération, conditions de travail et conservation de l’emploi…

 

Le CDIC (CDI de chantier, indéterminé que par sa dénomination),  permet de se séparer d’un salarié dès la fin du projet qui lui est confié. Il pourra remplacer à terme le CDI d’aujourd’hui, voire les CDD et les Contrats d’Intérim, qui octroient, à la fin de mission, un complément de salaire grâce à une indemnité appelée prime de précarité. Dans cette nouvelle version, le salarié subira une baisse de rémunération.

Il est à craindre que ce nouveau contrat n’ait pas d’impact sur le chômage et qu’il n’ait qu’un effet de vase communiquant entre types de contrat.

 

Au sujet de la santé d’une multinationale appréciée sur sa seule filiale française, le déclenchement d'un plan social dans une entreprise française appartenant à une multinationale, ne prendra en considération que la situation de la filiale française, même si les résultats consolidés du groupe sont excellents. Notons que les grandes entreprises multinationales utilisent la technique du prix de transfert entre pays, pour optimiser leur fiscalité en délocalisant leurs bénéfices dans le pays où les impôts sont moindres. Evidemment, il y a un impact sur le résultat véritable des filiales dont la compétitivité est faussée.

Cette réforme accorde aux multinationales un degré de liberté supplémentaire pour délocaliser, fermer une filiale ou une usine, du territoire français.

Rappelons que dans la loi sur  « la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique, dite Sapin 2 », votée en 2016, une clause prévoyait l’obligation faite aux multinationales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros de publier de détail des impôts acquittés dans les pays où elles exercent leurs activités. Malheureusement, le Conseil constitutionnel a censuré cette mesure de transparence.

 

Nous préconisons que des ajustements soient apportés aux ordonnances de réforme afin de les rendre plus performantes dans leur objectif de lutte contre le chômage, tout en protégeant les salariés.

Voeu des échevins à Lyon

27 Août 2017 - Par Christian Schirvel, responsable région Rhône Alpes - Auvergne

Cette cérémonie religieuse obscurantiste qui remonte à 1643 au temps où survivaient encore des croyances moyenâgeuses, consacrait l’allégeance des échevins (équivalents aujourd’hui au maire et ses adjoints) au pouvoir spirituel à Lyon, avait pourtant été abolie par la Révolution. Prétendu « miracle » de la Vierge Marie, devenu « tradition lyonnaise » ?

Pourtant ni l’Empire, ni les monarchies qui ont suivi, n’ont osé la rétablir.

Pas plus que des maires comme Justin GODART, Victor AUGAGNEUR ou Edouard HERRIOT ne se prêtèrent à cette fâcheuse incursion du religieux dans la vie publique.

C’est finalement Vichy –quels souvenirs pour les lyonnais !- qui la rétablit, tout comme un certain nombre de lois anti-laïques. Puis elle fut remise subrepticement à l'honneur après le décès d'Edouard HERRIOT en 1957.

Pour le 60ème anniversaire de sa mort, HERRIOT,-à la pensée radicale et laïque aujourd’hui oubliée à Lyon par bon nombre de ses élus-, peut faire un clin d’œil malicieux à GUIGNOL, car il sait très bien qu’il sera le premier à recevoir l’eau bénite du balcon de l’esplanade de la basilique, lui dont la préférence pour le Beaujolais fait toujours légende.

Si la période actuelle a donné à Lyon la réputation de pactiser avec toutes les religions et d’en financer « habilement » certains fonctionnements déguisés, en contradiction totale avec la neutralité de la République et la loi de 1905, si nombre d’élus se complaisent électoralement au jeu des compromis-compromissions, nous refusons, nous républicains, que se perpétue cette cérémonie anti-laïque qui n’a le sens de « tradition » que dans l’esprit des cléricalistes.

Citoyens républicains et laïques, croyants ou non-croyants, de quelque confession ou courant de pensée que vous soyez :

Venez dire aux élus de la République que vous refusez qu’ils troquent leur écharpe tricolore contre une chasuble d’or !

Venez dire NON aux élus que vous les désignerez comme attributaires de la distinction du « Gérard de la Laïcité » !

Venez nombreux et faites savoir que vous refusez l’intrusion du religieux dans la vie publique !

Venez nombreux dire NON le 8 septembre 2017 dès 17 heures – Esplanade de Fourvière !

 

Loi de moralisation de la vie politique quelques ratés 

10 Août 2017 - par Raymond Bonomo, Conseiller technique Justice - membre du Comité Executif

Forces Laïques se réjouit de l’adoption par le Parlement de la loi  de « moralisation de la vie politique », qui comprend notamment la suppression de la réserve parlementaire.

 

Nous espérons que ces avancées, en matière d’Ethique de la vie publique, attendues par les citoyens redonnerons confiance envers nos élus et nos institutions et arrêteront une spirale de la défiance.

 

Bien que cette loi, apporte des progrès conséquents en matière de moralisation et de transparence,  nous proposons des avancées  supplémentaires :

- Obligation de présence à toutes les cessions et commissions parlementaires, sous peine de diminution réelle des indemnités ;

- Interdiction totale des activités de conseil (à minima plafonnement strict) ;
- Encadrement des activités extérieures rémunérées ;
- Réglementation pour interdire le "pantouflage" (passage du public vers le privé) ;
- Présentation à des élections avec un casier judiciaire vierge (B2) ;
- Encadrement plus strict et transparent des activités de lobbying ;

- Suppression du « verrou de Bercy » qui se réserve le monopole des poursuites pénales en matière fiscale ;

- Limitation à 2 du cumul  dans le temps de même mandat et limitation à un mandat par période.

 

Forces Laïques précisera prochainement son programme pour la poursuite d’un renouveau démocratique porté par de nouvelles réformes dont :

- Âge limite pour être élu ;

- Comptabilisation des bulletins blancs dans les suffrages exprimés ;

- Vote obligatoire.

La Turquie en marche vers une république islamique ?

2 Août 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

En 2014, l’AKP, le Parti de la justice et du développement de l’actuel président Erdogan déposait un projet de loi permettant de relâcher les coupables d’abus sexuels sur mineurs à condition que l’agresseur épouse la victime. En 2015, la Cour constitutionnelle de Turquie a annulé la loi qui interdisait la célébration du mariage religieux avant le mariage civil. En 2017, les références à la théorie évolutionniste sont supprimées dans le nouveau programme scolaire. Samedi dernier, les femmes turques manifestaient par milliers pour leur liberté vestimentaire, scandant "Ne te mêle pas de mon foulard, short, vêtement". Pire encore, Ankara a progressivement annulé l'interdiction du port du voile dans les institutions de la République turque.

Aujourd’hui, l’on apprend que le parti au pouvoir défend un nouveau projet de loi permettant aux leaders religieux, dont les muftis, qui sont employés par le Département des affaires religieuses, de bientôt célébrer des mariages. Les Turcs auront le choix entre mariage civil et religieux. La mise au premier plan du mariage religieux implique les conséquences que l’on sait, à commencer par la polygamie, le mariage forcé d’adultes et d’enfants mineurs, la suppression des droits de succession, de la pension alimentaire et autres aides qu’obtiennent les couples mariés civilement. Dès lors, l’on peut s’interroger sur l’islamisation de la Turquie.

 

Forces Laïques s’inquiète de cette nouvelle tentative du parti au pouvoir turc de vouloir imposer un changement de mentalité et le retour à l’obscurantisme dans un pays laïque depuis bientôt 1 siècle. Le corollaire avec la France se justifie par 3 évènements majeurs, passés quasiment inaperçus, et que nous avions précédemment dénoncés.

Le premier fut la nomination du Franco-Turc Harmet Ogras à la tête du Conseil Français du Culte Musulman de France, un proche d'Erdogan. Les Frères musulmans (parti politique prônant l’islamisation par le bas, de la famille jusqu’à l’ensemble de la société et de l’État), ayant trouvé majoritairement refuge en Turquie après la révolution égyptienne de 2013, n’y seraient d’ailleurs pas étrangers. Notamment, ce nouveau leader s’est déclaré en faveur des prêches d’imams étrangers détachés en France, contre l’avis de son prédécesseur, ce qui dénote une volonté politique majeure de communautarisation aux dépends de l’individu.

Le second, fut le soutien appuyé d'Emmanuel Macron à ce même individu à l'occasion d'un dîner marquant la rupture du jeûne de l'iftar, le 20 juin, en compagnie de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.

Le troisième fut l'apparition de candidats du "Parti Égalité Justice", aux élections législatives françaises de juin dernier. Cette organisation politique serait la branche française de l'AKP, selon les déclarations du secrétaire général du PCF.

Forces Laïques rappelle son attachement aux valeurs fondamentales qui permettent à tout être humain de vivre en paix dans son pays et dans le monde, sans contrainte spirituelle ni oppression religieuse. D'un côté, la Turquie troque sa république laïque contre une république islamique. D'un autre, la France, si elle n’y prend garde, pourrait voir, elle aussi, ses fondements républicains s’éroder sous la pression d'un islam politique, fortement influencé par cette dernière, à force d'en avoir sous-estimé les dangers, malgré les nombreuses alertes émises par les laïques .

Au-delà de ses craintes légitimes face à un retour progressif de la Turquie à des temps moyenâgeux, Forces Laïques s’étonne du manque de réactions de la classe politique française et plus encore de celle de l’exécutif. Nous appelons le président Macron et son gouvernement à la plus grande vigilance face à une idéologie violente et privative de liberté. Notre devoir collectif est de protéger les Françaises et les Français de ces bouleversements culturels et idéologiques.

Journée mondiale des femmes sans voile

7 Juillet 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Lundi prochain, le 10 juillet, Place de la République à 18h, aura lieu le rassemblement pour la « Journée mondiale des femmes sans voile ». Un rendez-vous annuel et dont la date rend hommage à Thérèse Forget-Casgrain, canadienne née un 10 juillet, et qui consacra sa vie à la cause des femmes.

Cet événement est relayé et soutenu par le  collectif des « Femmes sans voile d’Aubervilliers ». Un collectif constitué de femmes courageuses et militantes, qui ont vu peu à peu le port du voile se répandre, avec un phénomène récent mais très inquiétant : le voilement des petites filles. En 2015, le CFCM prônait le port du voile alors que la « prescription coranique » ne le mentionne nul part comme une obligation. Françaises, d’origine maghrébine et issues des quartiers, ces femmes agissent chaque jour pour contrer l’obscurantisme et le patriarcat anti-émancipation.

L’entrisme religieux, le démantèlement des droits des femmes, le processus d’invisibilisation dans l’espace public, les inégalités encore flagrantes, doivent être dénoncés et combattus. Il est également crucial de rappeler le sort de toutes ces femmes dans le monde qui subissent les régressions féministes, quand ce ne sont pas les humiliations ou des violences quotidiennes. Concernant le voilement, il est systématiquement le premier acte imposé aux femmes par les dictatures islamistes.

C’est la raison pour laquelle Forces Laïques participera à la journée mondiale des Femmes sans voiles et apporte tout son soutien au collectif des Femmes sans voile d’Aubervilliers.

Législatives : Samy Debah, le candidat du CCIF ?

6 Juin 2017 - Par Laurence Taillade, présidente

Forces Laïques, par la voix de sa présidente, Laurence Marchand-Taillade, tire le signal d’alarme sur ce qu’il se trame derrière les législatives dans la 8è circonscription du Val d’Oise.

La candidature de Samy Debah est loin d’être anecdotique et fait craindre un réel intérêt de la jeunesse pour un individu dont les actes et les propos sont très inquiétants pour la République et ses valeurs, notamment l’égalité Femmes- Hommes.

Ainsi, ce monsieur, ancien président du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), ne se contente pas de chercher à faire passer la France pour un Etat raciste auprès des institutions européennes par le biais de rapports (dont les chiffres ont été largement contestés dans l’ouvrage « Islamophobie la contre-enquête ») que remet chaque années son association, mais combat activement, aussi, l’émancipation des femmes, par le dénigrement des lois de 2004 et 2010. Il signe une convention de partenariat avec l’islamiste intégriste marocain Amine Nejdi, le 17 septembre 2015. Cet Imam  prône le Jihad armé contre les mécréants, la lapidation des fornicatrices et le port du voile intégral, comparant les femmes non voilées à des sucreries qui attireraient les mouches, sur le site de sa mosquée, à Nancy. Lors d’un repas du CCIF, monsieur Debah invite et qualifie Rachid Abou Houdeyfa, Imam de Brest, « d’homme d’une grande qualité ». Cet Imam, est connu pour ses phrases amusantes sur la musique qui transforme en cochon, mais aussi plus tristement, dans notre département, pour le salon de la femme musulmane de Pontoise de septembre 2015, où nous dénoncions ses propos, dans une vidéo, dans laquelle il  justifiait le viol des femmes non voilées de la façon suivante : « si la femme sort sans honneur ; qu’elle ne s’étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là, l’honneur étant assuré par le voile »

Dans un discours prononcé au Bourget, monsieur Debah qualifie les lois françaises sur la dissimulation du visage dans l’espace public, abusivement appelées lois anti-burqa, de lois scélérates et discriminantes. Comme si militer pour cet accoutrement signifiant à la femme son impureté et son infériorité n’était pas une forme d’apartheid discriminant la moitié de l’humanité …  Enfin, il y déclare ne pas cautionner le renvoie d’Imams radicaux, qui n’auraient pas un discours républicain, démocrate et laïque, dans leurs pays d’origine, considérant qu’il s’agirait d’une ingérence dans le discours religieux.

La candidature d’un tel individu doit interpeller chacun. Elle est pourtant autorisée par notre système démocratique. Néanmoins, nous tenons à alerter les électeurs qui se sentiraient tentés par ce choix de bien y réfléchir à deux fois. Le projet de ce monsieur est celui d’une France soumise à un prosélytisme rétrograde que nous ne pouvons tolérer sur notre territoire. Les Français de confession musulmane, qui ont fui les Frères musulmans dans leurs pays d’origine, et leurs descendants, ne nous le pardonneraient pas.

Pour ces raisons, nous appelons les électeurs à se mobiliser massivement pour faire barrage à ce candidat afin de préserver notre République laïque, indivisible et l’égalité Femmes-Hommes que cette forme d’obscurantisme menace profondément.

Rapport d'activité 2015/2016

29 mai 2017

L’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise - Forces Laïques propose le bilan de son activité 2015/2016 dans un rapport de 120 pages reprenant l’ensemble de ses actions, communiqués de presse, retombées presse et propositions pour lutter contre les dérives et atteintes à la laïcité.

 

Ce rapport sera adressé à tous les chefs de fil aux élections législatives, afin de les sensibiliser à cette question peu ou pas traitée pendant les élections présidentielles.

 

« Nous sommes prêts à nous mobiliser aux côtés des élus qui défendent la laïcité telle que nous la concevons : non adjectivée, juste, et dans le respect total et sans compromis de la loi de 1905. A ce titre nous combattrons vigoureusement toute forme d’application de celle-ci à géométrie variable. »

 

Ce rapport est téléchargeable au format pdg sur notre site :

http://www.forces-laiques.eu/publications/

 

Nous restons à votre écoute pour tout approfondissement.

Le Collectif d’associations solidaires luttant contre l’Apartheid sexuel dans le sport reçu par le CNOSF

15 mai 2017

La délégation du Collectif d'associations comprenant 27 personnes, dont des représentants de Forces Laïques, a été reçue par le CNOSF pendant une heure. Le CNOSF était représenté par Françoise Sauvageot (vice-présidente sortante), Soria Zidelkhile (directrice déléguée au cabinet du président) et Myriam Antoine (directrice exécutive).

Sur le fond les représentant-e-s du Collectif d'associations ont insisté sur le strict respect de la Charte Olympique : « La candidature de Paris ne doit pas brader les valeurs olympiques au détriment des femmes » ont souligné plusieurs intervenants, « la régression des droits qui frappe les Saoudiennes et les Iraniennes ne relève pas de la culture de ces pays mais d’une volonté politique incompatible avec la Charte Olympique ».

Darya Safai, la fondatrice du mouvement « Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades » et Djemila Benhabib, l’écrivaine et militante politique ont rappelé la nécessité de se solidariser avec les femmes dans le monde en lutte pour l’universalité du sport . A ce titre , Darya Safai a montré des photos illustrant les formes de résistance qu’elles ont inventé pour forcer l’entrée des stades, et la régression imposée aux sportives iraniennes durant les quarante dernières années.

Approuvant la position de Polo Lemonnier, secrétaire national du SNEP-FSU, selon lequel « la candidature de Paris doit être un modèle au plan des valeurs », les porte-paroles du collectif « Femmes sans voile d’Aubervilliers », Nadia Benmissi et Nadia Ould Kaci, ont insisté sur les pressions communautaristes qui se font sentir dans les quartiers et qui se trouveront légitimées par l’affichage de la pratique de l’apartheid sexuel dans le sport.

Michel Lizin, venu de Belgique au nom de la Fondation Anne-Marie Lizin, a souligné l’aspect géopolitique du combat à mener contre l’apartheid sexuel dans le sport, ajoutant que les dirigeants sportifs ont un rôle clé à jouer dans ce combat, car ils disposent d’un outil : la Charte Olympique.

En réponse à la question de l’exclusion de l’Iran et de l’Arabie Saoudite des JO posée par le Collectif, l’argument de la « compétence territoriale » a été avancé par les représentantes du CNOSF. Un vif débat s'en est suivi. Le Collectif a rétorqué que dans le passé le CNO Norvégien avait su prendre l’initiative de demander l’exclusion de l’Afrique du Sud pour cause d’Apartheid racial, et que la question n'était pas tant de vendre la candidature de Paris que de défendre un modèle conforme aux idéaux de notre République et de la Charte Olympique.

Les membres du CNOSF ont reconnu la richesse des points de vue exprimés par le Collectif et se sont engagés à les transmettre au président Masseglia.

Nomination D'E. Philippe 1er Ministre, un mauvais signe pour la laïcité

14 mai 2017

 

Alors que la rumeur enfle sur la nomination probable d’Edouard Philippe au poste de Premier Ministre, Forces Laïques tient à faire connaître son opposition à une telle nomination.

En effet, Edouard Philippe a une posture plus qu’ambiguë, concernant l’islam politique. Nous avons eu à déplorer son inaction face à une conférence organisée par l’UOIF et recevant des islamistes controversés, dans une salle fournie par la ville du Havre.

Le communiqué de presse, relatif à cet épisode est en copie de ce courriel.

 

Aussi, nous demandons à Monsieur le Président de la République, de réfléchir à cette décision en pleine possession des éléments. Sa décision sera un message fort sur la direction donnée à son quinquennat.

Les législatives selon Civitas

11 mai 2017

L’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, par la voix de sa présidente, Laurence Marchand-Taillade, alertait en juin dernier. Dans l'indifférence générale, CIVITAS devenait un parti politique, avec toutes les conséquences désastreuses que cela incluait, outre le fait de leur faire bénéficier de finances publiques pour répandre leur idéologie intégriste.
Ils révèlent aujourd'hui la liste de leurs candidats et leur programme, à faire frémir d'horreur tout humaniste, et les femmes en particulier :
- Abrogation de la loi Taubira avec annulation des mariages déjà contractés,
- Retrait de la loi Gayssot (visant à réprimer tout acte antisémite, raciste ou homophobe),
- Interdiction de l'avortement,
- Arrêt immédiat de l'immigration et "réémigration" des immigrés,
- Fin de la laïcité, …
Le but avoué du parti est de restaurer "la France catholique", mais, comme Laurence Marchand-Taillade le relevait dans son livre, « L’Urgence Laïque » ils souhaitent aussi toucher la sensibilité des citoyens de confession musulmane, comme le soulève leur président : "les musulmans, (…) savent qu'ils seront mieux dans notre France chrétienne plutôt que dans un pays maçonnique".
Forces Laïques est scandalisé que rien n’ait été engagé en amont pour nous éviter un parti intégriste dont l’idéologie de fond menace les droits individuels, ceux des femmes et, plus généralement, la République.

 

Election d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République : un défi à relever !

8 mai 2017

Les Forces Laïques prennent acte de la séquence politique qui s’achève et se félicitent de la défaite infligée au FN que nous avions clairement appelé à faire battre.

 

L’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République ne marque, néanmoins, qu’une étape dans le renouvellement de la vie politique française, dans laquelle notre association continuera à prendre toute sa part de responsabilité et à défendre les principes républicains dont la laïcité.

 

Plus que des paroles, nous attendrons du président nouvellement élu des mesures concrètes en faveur de la consolidation de la laïcité, gravement remise en cause ces dernières décennies mais aussi pour la lutte contre le communautarisme et la montée des fondamentalismes qui menacent toujours plus, chaque jour, notre pays.

 

Nous nous tenons à la disposition du gouvernement qui sera constitué dans les jours à venir pour lui apporter notre expertise sur ces dossiers et l’aider dans sa mission.

Rapport de l’Observatoire de la laïcité : le déni continue !

4 Avril 2017

Jean-Louis Bianco, le président de l’observatoire de la laïcité,  a remis ce jour son rapport annuel d’activité au Président de la République. Il faut noter, au passage, que ce rapport n’avait que peu d’importance aux yeux de ce dernier, puisque JL Bianco et N. Cadène, secrétaire général, avaient déjà été reconduits à leurs fonctions pour une période qui risque de s’avérer courte, ce qui semble souhaitable à la lecture de ce quatrième volet du « pas de problème avec la laïcité en France », dont ces deux-là sont coutumiers.

 

En substance, ce rapport de près de 400 pages se contente de reprendre les documents émis par d’autres organismes d’Etat qui ont travaillé sur le sujet, et donne quelques préconisations sans intérêt. Comme les années précédentes, la confusion règne entre gestion du fait religieux et laïcité, ce qui reste très grave pour une telle organisation, qui fait la part belle aux religieux et n’invite toujours pas les associations laïques de terrain à témoigner, lors de leurs auditions, hormis celles qui ont bien voulu leur porter allégeance dans ce qu’il faudrait nommer « l’affaire Bianco » : la ligue des droits de l’homme et la libre pensée , qui sont loin d’être représentatives de la tendance globale des associations laïques.

 

Aussi, comme les années précédentes, nous dénonçons la partialité de ce rapport et demandons un changement de direction de cet observatoire.

Forces Laïques rappelle la loi de 1905 à l’UDESR 92

26 mars 2017

L’UDESR 92 (Union Des Élus Socialistes et Républicains) a relayé une étrange lettre ouverte cette semaine, émanant des élus municipaux d’opposition, en soutien des prières de rue organisées suite à la fermeture de la mosquée clandestine, de Clichy (92). Au cours de ces dernières, des “Allahu akbar“ ont très distinctement été entendus et le soutien du très sulfureux CCIF, en la personne de Marwan Muhammad, a été constaté.

 

La mosquée en question était occupée illégalement depuis 2016. Des soupçons graves de radicalisation y ont été relevés. Des preuves suffisantes pour une expulsion ordonnée par le préfet des Hauts-de-Seine, suite à la décision du conseil d’Etat, début novembre 2016, de ne pas annuler la décision d'expulsion prononcée précédemment par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Il est donc mensonger d’affirmer, comme le font ces élus démagogiques,  que cette décision vient exclusivement de la mairie. La réflexion qui les anime semble davantage poussée par des enjeux locaux que par l’intérêt général. En effet, cette même mosquée, le 29 janvier 2017, recevait l’Imam, Larbi Kechat, celui-là même dont les Frères Kouachi étaient les fidèles.

 

Le comble se mêle au ridicule quand l’opposition municipale de Clichy prétend s’appuyer sur la liberté de culte pour réclamer un lieu de prière sur fonds publics, ce qui constituerait une application pleine et entière de la Laïcité, selon eux.

En effet, nous tenons à leur rappeler, s’ils ne le savent pas déjà, que, dans le cadre de la loi de 1905, il revient aux fidèles de financer leurs lieux de culte, eux-mêmes car : « La République ne reconnait, ne subventionne, ni ne salarie, aucun culte. ». La liberté de culte ne peut donc contraindre aucun élu à mettre à disposition un local ou à construire un lieu de prière, contrairement à ce qu’ils prétendent. Ainsi, Monsieur Muzeau, Maire de Clichy, a-t-il peut-être eu un éclair de lucidité en revenant sur ses promesses de campagne après Charlie (bien qu’il entrave, lui-même la loi, en prêtant un local !) ; Il serait opportun que son opposition fasse aussi cet examen de conscience.

 

Par ailleurs, l’irresponsabilité de ces élus, qui oublient bien vite les morts de ces deux dernières années, est suffisamment grave pour le souligner.

Enfin, Ces prières n’ayant, d’ailleurs, aucune légitimité, il revient au préfet de faire respecter la sécurité dans ce qui constitue un trouble manifeste à l’ordre public, dont l’objet est de faire pression sur la République et ses lois.

 

Nous demandons à Monsieur Rebsamen, président de la Fédération Nationale des Élus Socialistes et Républicains, de former ses militants à nos principes républicains et de les appeler à plus de raison. Il ne suffit pas de se prétendre républicain pour l’être réellement.

Soutien au préfet Delpuech

1er Mars 2017

Nous, Forces Laïques, réseau de citoyen-ne-s et d'associations de promotion et de défense de la laïcité, soutenons le Préfet Delpuech lorsqu’il dénonce la connivence entre une association, proche des Frères musulmans, qui n’a de cesse de créer une scission entre nos concitoyens français de confession musulmane du reste de la population, en augmentant la victimisation par des faits supposés. En effet, le CCIF compte comme acte "islamophobe", par exemple, l'exclusion des femmes voilées pour accompagner des sorties scolaires ou la fermeture de mosquées islamistes ... et de ce fait, empêche des croyants musulmans de se retrouver dans la République Française. Le CCIF n'a jamais reconnu que les terroristes qui ont frappé notre Nation dans son ensemble, sans distinction de croyances ou d'origines ethniques, se réclamaient de l'Islam le plus radical, rejetant les motivations de ces extrémistes sur des explications sociétales, n'hésitant pas à écrire dans son rapport de 2015 : "Les terroristes sont eux, bel et bien, des produits de notre pays, des enfants de la République." Cet état d'esprit peut générer ce que le site « STOP-DJIHADISME.GOUV.FR » appelle les radicalisés identitaires : le terme désigne des individus en rupture avec la société française et les valeurs occidentales. Ces personnes se sentent exclues ou humiliées et font de leur identité un refuge autant qu’une solution à leurs problèmes. Leur radicalisation est lente et la dimension religieuse de celle-ci n’est que partielle. Ainsi, en désignant notre République comme responsable des attaques subies sur notre sol, en poussant les Français de confession musulmane hors de notre République laïque vers une supposée communauté musulmane sans frontière, dont le califat auto proclamé de Daesh est l'épicentre, l’irresponsabilité de certains, qui appellent à la sécession, en amène d’autres à prendre les armes.

Terra Nova réclame de nouveaux jours fériés religieux !

23 Février 2017

Le rapport de Terra Nova fait état d’une analyse et d’une proposition tout à fait aberrantes pour un Etat Laïque. Accentuant sa réflexion dans une vision communautariste de la société, dont la principale variable serait la religion, Terra Nova propose la création de nouveaux jours fériés religieux, un musulman et un juif, à la place de deux jours fériés actuels.

La République est laïque, à ce titre, elle ne reconnait aucun culte, aussi, il nous semble que, si une avancée devait être faite en termes de jours fériés, cela devrait être dans le sens d’une sécularisation plus grande de ceux-ci, plutôt que dans une nouvelle reconnaissance cultuelle !

Terra Nova montre là sa volonté de détricoter la laïcité pour nous proposer un modèle social basé sur le communautarisme à l’anglo-saxonne, dont aucun Français ne veut.

Nous dénonçons vivement cette proposition anticonstitutionnelle et démagogique à quelques semaines des élections, qui ne trompe personne.

Nous rappelons que les candidats, peu prompts à s’emparer de la question des atteintes quotidiennes à la laïcité, devraient se faire un devoir de proposer sa consolidation plutôt que de chercher par quels moyens la contourner, que ce soit pour séduire les identitaires d’une droite catholique aux identitaires d’un islam politique dangereux !

A ce titre, Forces Laïques leur demande d’éclaircir leurs propositions sur l’égalité femmes-hommes, l’école et la laïcité, et salue les questions posées cette semaine dans Charlie Hebdo.

Hani Ramadan près de Lyon

17 février 2017

Forces Laïques a saisi ce jour le Ministre de l’intérieur, le préfet du Rhône et la Maire de Décines-Charpieu (69).

 

Le prédicateur Hani Ramadan, très controversés, car disséminant des propos radicalisés, appelant à la discrimination, est invité par l’association Al Kindi le 25 février prochain.

 

Laurence Marchand-Taillade, la présidente de l’association  rappelle que son association  a déjà dû s’opposer par quatre fois à celui-ci, à Nîmes, au Havre, à Roubaix et à St Quentin, les six derniers mois. Hani Ramadan, suite à l’action de Laurent Poulain, président de Laïcité30, une association membre de Forces Laïques, avait été interdit par le tribunal administratif de Nîmes en septembre 2016.

 

Nous demandons à la maire de cette commune, et au préfet du Rhône,  ainsi qu’au ministère de l’intérieur, si celui-ci n’agit pas, de prendre ses responsabilités, pour préserver la paix sociale sur son territoire.

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