Des citoyens qui partagent les mêmes valeurs

 

L’année écoulée a été riche d’enseignements, d’émotions, de déceptions, lorsqu’on l’analyse sous le prisme de notre lecture républicaine et laïque.

Jamais nos principes républicains n’ont été remis à ce point en cause, y compris par les plus hautes instances.

Le bilan à tirer de l’actualité passée, qui construit notre histoire commune, est, qu’à ce jour, aucune entité politique n’est à même de garantir ce pour quoi nous nous battons tous au quotidien, à la hauteur de nos moyens individuels.

Lors des séquences présidentielles et législatives, nous avions l’espoir d’entendre marteler un message, qui s’est malheureusement vite avéré inaudible, voire indésirable Nous ne pouvons baisser les bras face à un tel constat et nous résigner à subir les cinq ans à venir. Il est temps pour nous d’agir et de prendre un nouveau départ.

Aussi, après de nombreux mois de réflexion Forces Laïques, qui décidé de prendre un nouveau tournant, dans l’intérêt de tous, afin de proposer une nouvelle alternative au paysage politique.

 

 

Charte des fondateurs

 

Ces dernières années ont été riches d’enseignements, d’émotions, de déceptions, de craintes lorsque nous les analysons sous le prisme de notre lecture républicaine et laïque. Jamais nos principes républicains n’ont été remis à ce point en cause, et ceci par les plus hautes instances-mêmes de la République.

Nous, membres fondateurs de Forces Laïques, ne pouvons baisser les bras face à un tel constat ni nous résigner à subir les années à venir. Il est temps d’agir et de prendre un nouveau départ. Il est temps de faire preuve de courage.

Notre ambition est de faire de Forces Laïques le premier Parti politique républicain, laïque et solidariste de France. Loin de se limiter à ces questions, qui sont le fondement de nos combats passés, actuels et futurs, nous nous engageons à faire des propositions concrètes et réalistes à toutes les questions sociétales, culturelles, économiques et politiques qui nécessitent une vision prospective et objective, loin des prises de positions tacticiennes, clientélistes ou de déclarations d’intention non suivies d’effet.

La question de l’égalité femmes-hommes sera l’un de nos chantiers prioritaires parce qu’il n’y a pas de société digne sans un traitement respectueux de la moitié de sa population.

Nous nous engageons à développer le champ des possibles, comme celui de l’économie solidaire et sociale, plus respectueuse de l’humain ; celui de l’écologie, traitée aujourd’hui comme un dogme ou une idéologie rétrograde.

L’Europe est la cadre de nos actions. Nous voulons une Europe fédérale et sociale qui protège et se préoccupe d’avantage des Européens, une Europe politique qui soumette les domaines économiques et commerciaux à une réglementation et des normes sociales et fiscales plus justes pour tous, une Europe de la Défense qui rassure nos concitoyens et prépare la paix.

Nous voulons de la modernité, tant dans les solutions que dans les personnes.

Aussi, celles et ceux qui rejoindront notre mouvement s’engagent à un militantisme désintéressé, des mandats uniques et une seule fois renouvelables, à la solidarité avec les valeurs de notre mouvement, au respect des principes républicains, ciment de Forces Laïques. Notre seul moteur est la République Française et la mise au service de l’intérêt général.

 

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Charte des fondateurs
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Tribunes

13 octobre 2017 - Par Thierry Gibert, secrétaire général

Je ne suis pas #LaBandeDeValls

13 Octobre 2017 - Thierry Gibert, secrétaire général

 

Je suis humaniste, républicain et laïque et je m’inquiète sur la séquence actuelle dans laquelle on tente l’enfermement des valeurs de Liberté, d’Égalite et de Fraternité, conditions d’un équilibre nécessaire à la paix sociale, en France.

#LaBandeDeValls existe-elle réellement ?
Certains soutiens de Valls, de la dernière heure semblent se réveiller sous un hashtag qui n’a aucun sens, #LaBandeDeValls ! Gageons qu’ils fussent tous derrière l’ancien Premier Ministre pour le soutenir et voter « Valls » au second tour de la Primaire de la Gauche. Si ce fut le cas, le constat est amer : Malgré ses tentatives courageuses, M. Valls n’a pas su mobiliser ses troupes et a été éliminé des primaires face au candidat à 6% du PS.

Ou alors, les républicains laïques auraient-ils peiné à se reconnaître dans ce candidat ?

Valls ne représente pas, à lui seul, les valeurs républicaines, ni même la laïcité.
Réduire ce bloc républicain à un seul personnage politique est une erreur. Valls ne représente pas, à lui seul, les valeurs républicaines, ni même la laïcité. Quand bien-même en aurait-il eu la volonté, il a bien vite renoncé à ses principes alors qu’il se retrouvait désavoué par Hollande dans la triste affaire Bianco, en janvier 2016. Si cette situation lui était vraiment insupportable, il était temps de quitter ce gouvernement qui avait démontré, à de nombreuses reprises, ses faiblesses. On ne peut pas être dedans et dehors à la fois … S’eut été un moment clé pour annoncer son départ en campagne, sur des valeurs qu’il prétendait incarner. Il a préféré rester, il est maintenant la victime de ses choix.

 

Les insoumis, eux, l’ont bien compris, et Mélenchon se fait le porte-voix d’une stratégie dont Valls, et les laïques qui se revendiquent être #LaBandeDeValls, finiront par être les victimes : Renvoyer dos à dos les fachos aux républicains laïques. 

 

La caricature Valls fonctionne à merveille

Jupiter, en stratège, laisse faire … La caricature Valls fonctionne à merveille et la cornérisation de tous ceux qui se réclament d’un seul homme, avec. Aucun des membres de ce gouvernement, Premier Ministre en tête, n’a fait nécessité de rappeler la nature-même de la Loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Certains, même, se sont fait un malin plaisir à la fouler aux pieds, sans complexe. Du Président Macron qui efface les citoyens derrière une communauté musulmane, lors du repas de l’Aïd, à G. Collomb à la cérémonie des échevins, à Lyon, en passant par E. Philippe qui, récemment, est allé cibler la « communauté juive », selon ses propres mots, dans une synagogue. Aucun culte n’est oublié. Le concordat bat son plein sur le territoire national !

Posons-nous, dès lors, la question suivante : pourquoi LREM, E. Macron en tête, laissent-ils le champ libre au député de l’Essonne, si ce n’est pour détourner l’attention des laïques sincères dans leur soutien au soldat « Valls », dernier mohican de la république laïque
Réduire la Laïcité au seul Manuel Valls, c’est aussi bien mal considérer l’ensemble des associations et autres formations laïques qui œuvrent au quotidien pour la promotion et la défense de la laïcité. Elles exercent une veille permanente, alertent et dénoncent quotidiennement des dérives parfois graves sur notre territoire, à tous les niveaux. Elles œuvrent, par leurs actions de terrain, au plus près des Français, et pas seulement dans l’hémicycle, et souvent bien loin des projecteurs médiatiques. Quand l’État considère-t-il le travail associatif de celles et ceux qui se substituent à ses propres devoirs ? 

Il est triste, en effet, de constater que c’est entre les mains d’organisations comme l’observatoire gouvernemental de la laïcité qu’a été abandonnée la défense de ce principe clé de voûte de notre République une et indivisible … Et qui, peu à peu, lui donne le visage du dialogue inter-religieux … Vision d’État à plus ou long terme de ce que notre nation doit devenir ?


Alors, on fait quoi ? On se laisse enfermer dans cette bulle nommée « fachosphère » par cette gauche qui ne pense plus, qui ne se révèle que de temps à autres dans l’opposition, telle qu’elle l’a pratiquée pendant 5 ans, face à son propre candidat, devenu Président de la République ? Devons-nous nous laisser enrober dans le fameux hashtag du moment, réduisant la Laïcité à un instant aussi éphémère qu’une série de tweets ? Devos-nous laisser cette vision anglo-saxonne de la société nous submerger ?

Nous sommes républicains et laïques. Nous sommes Français. Nous sommes aussi des étrangers vivant en France. Nous voulons vivre libres et en paix. Cette terre de France offre à chacun un terreau fertile, propice à la paix. Mais cette paix, il faut l’entretenir à l’intérieur et à l’extérieur du territoire.,

Nous sommes attachés à la République, cette forme de régime politique qui propose à chacun d’évoluer librement, ensemble, dans le respect des règles de vie communes. La puissance publique se doit de créer les conditions nécessaires à l’émancipation de chacun, garantir l’égalité entre les êtres en considérant tous les citoyens de la même manière. Dès lors que ce champ des possibles est ouvert et que la loi est claire, il n’est pas de considération partisane à avoir vis-à-vis d’une communauté. C’est lorsque ces principes ne sont plus appliqués que les dérèglements s’installent. La méconnaissance, l’inculture de certains de nos élus, et pas que, participent à l’assignation de l’être et le conduisent à la crainte, la défiance, la peur, puis le repli et la radicalisation. Peur des obscurantismes que les responsables laissent s’installer, prompts à tout accommodement. Pourvu qu’ils soient réélus ! 

Or, les Français, dans leur grande majorité, sondage après sondage, le répètent sans fin : ils sont Charlie, ils sont républicains, ils sont laïques. On ne peut pas les laisser se faire enfermer dans un coffre-fort dont on oublierait volontairement la clé pour les museler à jamais.

Alors, non, nous ne sommes pas #LaBandeDeValls !
Thierry Gibert

Démission de Michel Lussault du Conseil Supérieur des Programmes : un symbole et une chance

4 octobre 2017

Le géographe Michel Lussault vient de démissionner du poste de président du Conseil National des Programmes (CSP), après Florence Robine, directrice de la DGSCO. Ces changements à la tête du Ministère de l’Éducation Nationale traduisent la permanence d'une souterraine guerre scolaire, qui dure depuis 30 ans, dont nous réclamons un droit d'inventaire.

 

30 ans de guerre scolaire, et nos enfants comme victimes

 

Michel Lussault est le symbole d'une dérive mortifère de l'institution scolaire: on se souviendra qu'il a piloté la réforme du collège, introduisant une pédagogie interdisciplinaire, un jargon pédagogiste confinant à l'absurde, réduisant les classes de grec et de latin à un élitisme «dépassé» et asséchant les classes bilingues. Mais il faudra aussi se rappeler celui qui, en 2015, après les attentats de Charlie, accusait une école selon lui «pas assez inclusive, ségrégationniste» de «nourrir l'obscurantisme». Des propos qui, avec le recul, apparaissent aujourd'hui scandaleux, mais qui expriment toute une philosophie qui aujourd'hui s'érode.

Ainsi, le défi de la massification scolaire a, depuis les années 1980, conduit une partie des chercheurs en sciences de l'éducation, inspirés par la sociologie de la reproduction, à vouloir revenir sur le modèle scolaire républicain, jugé trop élitiste. Sans vouloir entrer dans les détails, ils ont considéré le savoir, non plus comme un levier d'émancipation, mais comme un outil de sélection, donc de reproduction sociale. La connaissance ne libérait plus de l'ignorance, elle aliénait les élèves! Cette idéologie s'est peu à peu insinuée dans les organes de l'administration, instillée dans les IUFM et les ESPE, et jusque dans les référentiels, où il est imposé, par exemple en français, dans le secondaire, de ne pas étudier la langue pour elle-même (c'est ce qu'on appelle le décloisonnement, les séquences spiralées, le socio-constructivisme). Au bilan, le niveau des élèves aux tests PISA s'est écroulé. Un élève sur deux échoue à l'université. Un droit d'inventaire s'impose.

 

Une école du savoir émancipateur à reconstruire

 

La défense choisie par Michel Lussault pour justifier sa démission, ne laisse guère de doute: pour lui, la nomination de Jean-Michel Blanquer signifie le retour à une école du passé, une «école de jésuites» (sic). Curieuse et manichéenne façon d'envisager l'avenir autrement que d'après un modèle  conduit depuis 30 ans...Plutôt que de chercher à diaboliser les «républicains», forcément «de droite», il semble que l'occasion de refonder une école des savoirs s'ouvre à nous. Une école humaniste qui joue son rôle à plein, selon la philosophie inhérente au plan Langevin-Wallon : instruire l'homme, instituer le citoyen, former le travailleur. Aux antipodes, donc, du double danger pédagogiste, qui renonce à instruire, et de la vision utilitaire du MEDEF et de l'OCDE, qui ne souhaitent former les jeunes que pour utiliser ensuite une main-d’œuvre docile, dont le pédagogisme demeure plus que jamais le complice.

 

Ce qu'il convient de faire

 

*de ne plus ériger en dogmes des méthodes qui, de simples outils, ont été transformées dogmes pédagogistes officiels.

*de former davantage les professeurs à la didactique de leur discipline, car seule la logique interne des savoirs permet une vraie transmission et une vraie compréhension.

* de ne plus affecter les enseignants débutants en zones difficiles.

*de doter le conseil supérieur des programmes d'un cinquième collège, composé uniquement de professeur de tous niveaux, et disposant d'une majorité de blocage.

*de mettre l'accent sur l'enseignement professionnel public, enjeu des métiers de demain. L'enseignement professionnel doit en outre rester national et offrir une solide culture générale afin de permettre la formation de techniciens de haut niveau dont la France a plus que jamais besoin.

*de maintenir le cadrage national des programmes, l'autonomie des établissements constituant une fausse bonne idée qui renforcerait les inégalités scolaires et socio-spatiales.

*de créer un grand service public de l'orientation, afin d'orienter efficacement les élèves et étudiants vers des filières choisies et non subies.

*de réunir la conférence des présidents d'Universités autour d'un grand projet Universitaire, afin de construire ensemble une véritable politique pro-active du Supérieur.

 

La démission de Michel Lussault doit être l'occasion de mettre un terme à celle de l'éducation nationale depuis des années. Forces laïques portera désormais ce projet ambitieux et réaliste avec tous les acteurs du service public d'éducation.

 

Damien Pernet,

Secrétaire national à l'enseignement et à l'instruction

 

Laurence Taillade, notre présidente, était l'invité d'Anna Cabana, sur I24 News pour évoquer la condition féminine en Arabie Saoudite, suite au décret les autorisant à conduire.

Elle a rappelé que ce serait faire offence à Olympe de Gouges que de parler de révolution et que l'Arabie Saoudite, comme l'Iran, continaient à pratiquer l'apartheid sexuel à l'encontre des femmes. Elle a demandé que le CIO prenne ses responsabilités et exclue ces deux pays des jeux de 2024, comme ça avait été le cas pour l'Afrique du Sud, du temps de l'apartheid racial.

 

Tribune : La cohérence globale du projet politique du Ministre de l'EN  reste floue, voire ambigüe

21 septembre 2017

Le Ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a récemment émis l'idée de créer une cellule laïcité au sein du ministère, afin d'aider les acteurs de terrain à faire respecter ce principe fondamental de la république dans les établissements scolaires.

 

Cette proposition constitue un signal fort pour les laïques qui alertent, dans le sillage du rapport Obin, sur la réalité de l'entrisme religieux et prosélyte dans de nombreux collèges et lycées, et les problèmes auxquels les acteurs de terrain sont confrontés quotidiennement.

 

Nous ne pouvons qu'être sensibles à ce que le Ministre fasse preuve de lucidité et de volontarisme à ce sujet. Toutefois, nous nous interrogeons, d'une part, sur son pilotage et sa mise en œuvre. D'autre part sur la cohérence globale du projet politique du ministre qui reste floue, voire (volontairement?) ambigu.

 

Une idée pas si nouvelle...

 

Il convient tout d'abord de rappeler que l'éducation nationale s'est saisi du problème depuis des années, mais uniquement au plan de la pédagogie de la laïcité: le rapport Bidar de 2012, ainsi que la charte de la laïcité à l'école constituent par exemple des instruments utiles pour expliquer les principes de la république aux élèves. Des référents laïcité académiques existent également depuis quelques années. La «nouveauté» aujourd'hui réside dans la volonté de tenir davantage compte des recommandations contenues dans le rapport Obin dès 2004, ce qui implique de poser le problème du respect de la laïcité à l'école, non plus seulement au plan pédagogique, mais également juridique et institutionnel.

 

Qui pour piloter ce projet?

 

Depuis sa mise en place en 2007, l'observatoire de la laïcité assure officiellement un rôle consultatif auprès du gouvernement. Il a été confirmé dans ses missions cette année par le Président de la République Emmanuel Macron. Or son président, Jean-Louis Bianco, est loin de faire l'unanimité au sein du mouvement laïque français. Beaucoup lui reprochent en effet d'incarner une laïcité adjectivée, molle, voire de vouloir remplacer ce principe par un œcuménisme fondé sur le dialogue inter-religieux. Politiquement, cette double séquence semble contradictoire, à moins qu'elle ne constitue un geste tactique destiné à attirer quelques têtes de pont laïques dans le giron d' En Marche?

 

Quelle cohérence globale?

 

On aurait tort, en effet, de sous-estimer le sens stratégique de Jean-Michel Blanquer. Une partie du discours éducatif de ce dernier vise en effet à séduire en même temps les tenants d'une école fondée sur les connaissances et les pédagogues «modernistes». Il rétablit ainsi les classes bilangues, mais n'abroge pas les EPI; il prône la méthode syllabique, mais veut réduire les épreuves ponctuelles du BAC, que ces derniers considèrent comme un obstacle à l'innovation pédagogique...

 

Dans une interview au Monde il annonçait récemment: «je ne donnerai pas dans la verticalité, dans l’injonction. Je serai un ministre qui pousse aux solutions de terrain. Mon message aux enseignants, c’est qu’il n’y a pas de chape de plomb: qu’ils se sentent libres, qu’ils innovent». Or l'autonomie des établissements constitue à la fois une revendication de droite et des pédagogues modernistes! Là où les néo-libéraux voient l'occasion de libéraliser l'enseignement, les autres y trouveraient le terrain de jeux idéal pour pousser encore plus loin leurs théories pédagogistes.

 

Ce faisant, le ministre semble valider l'idée que tous les élèves ne peuvent accéder aux mêmes savoirs, ce qui est plus que gênant dans l'optique républicaine. Le marché éducatif ainsi préparé et généralisé élargirait encore le fossé entre établissements fonctionnant sur des projets pédagogiques exigeants et ceux se contentant d'animations scolaires basés essentiellement sur les «savoir-faire» et «savoir-être.» La carte scolaire disparaîtrait quant à elle mécaniquement, creusant la tombe de l'école creuset de la république.

 

Comment, dès lors, renforcer l'exigence laïque de faire société ensemble? Jean-Michel Blanquer doit éclaircir ses positions s'il veut convaincre les républicains laïques que nous sommes.

 

Damien Pernet, secrétaire national FL à l'enseignement et à l'instruction

 

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